Catégories de style

Les catégories de style demandent de reprendre un style propre à un genre théâtral, cinématographique, littéraire ou autre. Elles commencent la plupart du temps par « à la manière de » On trouve parmi les plus classiques :

·         À la manière d’un auteur (dramaturge, écrivain, humoriste, réalisateur) :

À la manière de Molière, d’Anton Tchekhov, de Marcel Pagnol, d’Eugène Ionesco, de William Shakespeare, de Franz Kafka, d’Émile Zola, de Tex Avery, de Jean Racine, d’Arthur Conan Doyle, de Charlie Chaplin, d’Alfred Hitchcock, de Raymond Devos, de Lewis Carroll, de François Rabelais, de Tennessee Williams, de Samuel Beckett, du Marquis de Sade, de Jacques Tati, de Jean-Luc Godard, de Hans Christian Andersen, de Bertolt Brecht, de Victor Hugo, de Jacques Offenbach, de Michel Audiard, de Steven Spielberg, de Federico Fellini, d’Edgar Allan Poe, de Jules Verne, de Jean de La Fontaine.

·         À la manière d’un genre théâtral, cinématographique, télévisuel ou littéraire :

À la manière du théâtre de boulevard, de la comédie musicale, du drame (rien à voir avec la catégorie « dramatique » qui elle impose des émotions « justes »), du spot publicitaire, de la science-fiction, de la sitcom, du roman (ou film) policier, du roman (ou film) d’aventures, du western, du péplum, du film d’horreur, des contes et légendes, du théâtre nô, du théâtre antique, de l’épopée médiévale, de la Commedia dell’arte, du roman à l’eau de rose, du mélodrame, des mille et une nuits, du cinéma muet, du suspense et grand frisson, du théâtre de marionnette (ou de guignol).

Catégories d’expression

Ce type de catégorie agit uniquement sur la manière de parler, et non sur l’histoire ou sur l’ambiance:

·         Rimée, ou en rime

·         Chantée : tout doit être chanté

·         Comédie musicale : du chant, de la danse, des dialogues

·         Jukebox : tous les dialogues doivent être tirés de chansons

·         Sans parole : tous les bruitages, sons, grognements etc. sont autorisés, mais aucune parole distincte.

·         Silencieuse : aucun son quel qu’il soit n’est autorisé.

·         Playback, ou doublage américain : des comédiens jouent dans la patinoire, et d’autres font leurs voix

·         Gromolo : Onomatopées (ex: Ooh! Aah! Blarg!)

Catégories de contraintes

·         Mimée

·         Muette puis mimée : uniquement en comparée ; une équipe fait une impro muette, l’autre refait la même en mimée

·         Croisement : uniquement en mixte avec un joueur par équipe ; les deux joueurs doivent s’échanger leur personnage quand l’arbitre siffle

·         Suicide : uniquement en comparée avec un joueur par équipe, en général sans limite de temps ; chacun doit respecter un lieu et un objet (choisis par le public) et s’y mettre dans une situation finissant par un suicide

·         Mort en scène : selon les mêmes contraintes que la catégorie Suicide, si ce n’est que le personnage doit mourir dans le lieu et à cause de l’objet, et pas obligatoirement par suicide.

·         Tous meurent à la fin ou carnage : tous les improvisateurs participant au match doivent mourir avant la fin de l’impro.

·         Déplacements limités : les improvisateurs ne peuvent se déplacer que sur des couloirs prédéfinis

·         Assis, debout, accroupis, couché : on ne doit jamais voir sur scène deux postures identiques parmi ces quatre

·         Générateur de mots : l’improvisateur qui commence écrit le texte ; Les suivants ne pourront qu’utiliser des mots déjà dit par celui-ci.

·         Porno censuré : tout ce qui fait un film porno, sans les scènes à limitation d’âge.

·         Sans limite d’espace : les improvisateurs ne sont plus limités par la scène.

·         Dans le noir ou auditive

·         Abécédaire (inversé ou non) : la première réplique commence par ‘A…’, la seconde par ‘B…’. L’impro se termine à ‘Z…’.

·         Switch ou répétitive : l’improvisateur qui reçoit un coup de sifflet de l’arbitre doit immédiatement changer le dernier mot, ou la fin de la phrase qu’il a dite.

·         Zone d’humeurs : l’arbitre délimite différentes zones dans la patinoire auxquelles il associe une humeur (joie, tristesse, colère, peur, désir…). En se déplaçant d’une zone à l’autre, les improvisateurs doivent alors adopter l’humeur adéquate. Une humeur peut également être associée au touché du rebord de la patinoire.

·         Grosse colère : uniquement en mixte avec un joueur par équipe ; les jouteurs commencent l’improvisation de manière cordiale, pour ensuite se disputer, la colère venant crescendo jusqu’à la fin de l’improvisation.

·         Humeur imposée : l’arbitre impose une humeur à chaque improvisateur en jeu, lequel devra donc garder cette humeur tout au long de l’impro. En cas de service, l’arbitre interrompt brièvement l’impro pour imposer une humeur au jouteur.

Catégories de structure

Il s’agit là de catégories agissant sur la forme de l’improvisation, telles que :

·         Poursuite : uniquement en comparée ; une équipe commence une improvisation que l’autre équipe doit terminer.

·         Double-poursuite : même système que la poursuite, sauf que suivant un schéma A-B-A-B, chaque équipe joue deux fois.

·         Roman-photo : l’improvisation est jouée en une succession de plans arrêtés (les photos) accompagnées de voix-off faisant parler les personnages.

·         Fusillade : lorsque l’arbitre annonce cette catégorie, le nombre de joueurs demandé entre dans la patinoire, après quoi les joueurs font à tour de rôle une improvisation très courte sur un thème, différent pour chaque joueur, sans cocus.

·         Peau de chagrin ou régression ou dégressive : une même improvisation est jouée plusieurs fois, trois fois la plupart du temps, sur une durée à chaque fois plus courte (en général réduite de moitié).

·         Figure de style ou exercice de style : mixte ou comparée, les joueurs vont improviser 5 fois la même impro avec 5 styles imposés par l’arbitre ou le maitre de cérémonie (généralement 5 fois une minute) ex : Péplum, Film d’action, muette, film de Sciences Fictions, Cinéma d’auteur…

·         Zapping télé  : des groupes de deux improvisateurs font chacune une chaîne ; l’arbitre peut décider de zapper sur une autre chaîne/groupe.

·         Etages ou Montage/Démontage : on a un thème par étage. On commence au 1er, où un improvisateur est seul. Puis au 2e ils sont deux. Au 3e ils sont 3. Et l’arbitre peut changer d’étage quand il veut.

·         Téléphone arabe mimé : l’arbitre raconte une histoire compliquée à un improvisateur, qui la mime à un second, qui la mime à un troisième, qui la mime à un quatrième qui nous la raconte. Le but étant de déformer l’histoire en l’exagérant.

·         Harold : tout le monde connait et parle de Harold, mais personne ne le voit jamais sur scène.

·         Carré hollandais : quatre improvisateurs forment un carré. Chaque côté formé par deux d’entre eux a un thème. L’arbitre fait tourner le carré.

·         Traveling : dès qu’un personnage sort de scène, on le suit et l’impro continue sur lui. Le traveling doit suivre chaque sortie de chacun.

·         Points de vue : en comparée, avec trois jouteurs par équipe ; chaque improvisateur passe individuellement. Le premier raconte une histoire en une minute, puis les cinq autres racontent chacun la même histoire, mais selon le point de vue d’un personnage différent.

·         Taxi : en comparée, avec tous les jouteurs. Le premier jouteur d’une des équipes installe un lieu (imposé par l’arbitre ou choisi par le public), puis quatre des cinq jouteurs de l’autre équipe interviennent individuellement et l’un après l’autre avec lui. Ensuite, on inverse : le cinquième jouteur de la seconde équipe installe un lieu, et les quatre autres jouteurs de la première équipe interviennent.

·         Zapping : les jouteurs démarrent une improvisation. Au premier coup de sifflet de l’arbitre, ils se figent, et au second coup de sifflet ils démarrent une nouvelle improvisation. L’arbitre « zappe » autant de fois qu’il le veut.

·         Avec exagération : une même improvisation est jouée trois fois. À chaque fois, les improvisateurs doivent exagérer un peu plus leurs actions, leurs paroles, etc.

Catégories par ajout

Quelque chose que les joueurs doivent prendre compte s’ajoute à l’improvisation :

·         Musicale, ou avec ambiance musicale : le musicien crée une ambiance musicale dont les joueurs doivent prendre compte, à la manière de la bande sonore d’un film.

·         Objet détourné ou Accessoire : L’arbitre donne un objet qui ne devra jamais être utilisé pour sa vraie fonction, et peut changer de fonction en cours d’impro.

·         Objets imposés ou Profusion d’objets : On demande une dizaine d’objets au public qui devra tous être détournés.